Méditations

Méditations du 03 au 06 novembre 2026

Moment de réflexion du mardi 3  au  vendredi 6 Novembre 2026

 

Mardi 3 novembre 2026

« Jésus parcourait toutes les villes et guérissait toute maladie et toute infirmité. » (Matthieu 9.35)

Dans un troupeau, il y avait un jeune cabri que personne ne regardait. Il broutait toujours à l’écart, au bord du champ. Les autres jouaient entre eux sans jamais l’inviter. Un soir, un loup s’approcha de lui, tout doux, tout souriant : « Pourquoi restes-tu seul ? Viens avec moi. Chez nous, on te respectera, tu ne manqueras de rien. » Le cabri hésita. Pour la première fois, quelqu’un s’intéressait à lui.

Dans nos quartiers, ceux qui entraînent les jeunes dans les embrouilles, les trafics et la violence savent très bien repérer celui qui est seul. Ils lui offrent ce que personne ne lui a donné : de l’attention, une place, une « famille ». Peut-être que tu connais un jeune comme ça, au collège, au lycée ou dans ta rue. Il est seul, il ne parle à personne. Et peut-être que toi aussi, un jour, tu t’es senti si seul que tu aurais suivi n’importe qui. Jésus n’attendait pas que les gens viennent à lui. Il marchait de village en village et Il arrivait avant les loups. Aujourd’hui, il t’invite à être comme lui.

Défi du jour : Va vers un camarade qui est souvent seul et prends le temps de discuter avec lui.

Prière

 

Mercredi 4 novembre 2026

« Car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Matthieu 7.29)

Il était une fois un perroquet qui aimait faire la morale aux autres animaux. Perché sur la plus haute branche, il criait à toute la forêt : « Il faut la paix ! Arrêtez de vous battre ! » Mais dès qu’une bagarre éclatait entre deux animaux, il était le premier à crier « Vas-y, frappe-le ! » et à raconter la scène partout. Dans la même forêt vivait un vieil iguane qui parlait très peu. Mais quand la situation se complique, c’est lui qui s’interposait calmement. Au bout d’un moment, plus personne n’écoutait le perroquet, et tous respectaient l’iguane.

Tout le monde dit être contre la violence. Mais regarde autour de toi. Combien partagent les vidéos de bagarres sur Snapchat ou TikTok en mettant des émojis qui rigolent ? Combien encouragent « Tape ! Tape ! » quand il y a des bagarres à la sortie du lycée ? Combien encouragent à « faire la paix » le matin et insultent dans les quartiers d’en face le soir ? Pose-toi la question honnêtement : dans quelle situation joues-tu au perroquet ? Les foules écoutaient Jésus parce qu’il n’y avait pas de différence entre sa vie et ses paroles.

Défi du jour : Aujourd’hui, refuse de partager, commenter ou liker une vidéo de violence.

Prière

 

Jeudi 5 novembre 2026

« Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux. » (Marc 6.34)

À un arrêt de bus, un élève se fait violenter par plusieurs jeunes. Une dizaine de personnes observaient la scène. Que font-elles ? Beaucoup filment avec leur téléphone. Quelques minutes plus tard, la vidéo apparait sur les réseaux sociaux. La victime est blessée deux fois : par les coups, puis par la honte d’être vue par tout le monde. C’est fréquent dans notre entourage. Et toi, ce jour-là, qu’aurais-tu fait ?

Quand Jésus voyait la souffrance, il s’arrêtait. Avoir de la compassion ne veut pas dire s’impliquer et se mettre en danger. Mais cela emmène à prévenir un adulte, rester près de la victime ensuite, lui demander comment elle va, chercher du secours en appelant par exemple la gendarmerie (le 17) ou le numéro d’urgence européen, le 112. Et surtout, ne jamais filmer pour en faire le buzz.

Défi du jour : Prends le temps de prendre les nouvelles de quelqu’un qui a vécu un moment difficile.

Prière

 

Vendredi 6 novembre 2026

« Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » (Jean 13.15)

Sur la plage, la mère d’un petit crabe le grondait : « Arrête de marcher de travers ! Marche droit ! » Le petit crabe essaya, trébucha, puis lui dit : « D’accord, maman. Montre-moi comment tu fais, et je ferai comme toi. » La maman crabe se mit en marche… et partit de côté, comme tous les crabes du monde. Cette vieille fable d’Ésope dit : on apprend en regardant.

Dans les quartiers, les plus jeunes observent les plus grands :  ceux qui ont les scooters, les habits de marque, ceux que tout le monde craint. Malheureusement, ils essaient de leur ressembler, même s’ils ne savent pas d’où provient l’argent qu’il possède, ni comment son histoire finira.

 Toi aussi, tu es un grand, un repère pour un plus petit que toi : Qu’apprend-il en te regardant ? Jésus n’a pas seulement parlé de servir. Il a pris une serviette et il a lavé les pieds de ses amis, devant eux. Puis il a dit : faites comme moi. Être un exemple ne veut pas dire être parfait. Cela veut dire montrer aux plus jeunes un autre chemin que celui de la violence.

Défi du jour : Á partir d’aujourd’hui réfléchis à l’impact de tes actions particulièrement sur un plus petit que toi.

Prière